Heure d’hiver, couvre-feu… Des mesures cadeau.

Le virus est sur toutes les bouches ; les précautions dans tous les comportements.

Mais quelqu’un a-t-il pensé au Père Noël ?

Le Roi Emmanuel aurait demandé au Célébrant et à ses rennes de cérémonie de bien vouloir respecter strictement les règles sanitaires, en en appelant à sa générosité légendaire, compte tenu de la « situation exceptionnelle » et des « temps difficiles que nous connaissons ».

Nous vous dévoilons en avant-première et en exclusivité les termes des accords finno-français, en sept points. La majorité ne semble pas divisée sur le sujet ; le texte sera probablement voté en l’état :

  1. Livrer les cadeaux strictement entre 6h et 21h sur tout le territoire et pendant l’une des trois périodes de ventilation quotidienne des habitations. En contrepartie, le Père Noël se fera équiper de lunettes de glacier lui permettant d’assurer la distribution diurne.
  2. Respecter la distanciation sociales entre les rennes et leurs sujets objets des présents futurs. Le seuil de 1 cadeau pour 4 m² a été retenu.
  3. Limiter l’attelage à 4 rennes, pour ne pas dépasser le chiffre fatidique de 6 êtres vivants, en cas d’explosion du délai de livraison des cadeaux restant pendant le couvre-feu et de rencontre d’un destinataire curieux (le texte évoque particulièrement les enfants)
  4. Nettoyer les cadeaux avec du « virucide efficace contre la Covid-19 ». La RATP est nommée expert.
  5. Suppression des cadeaux pour les personnes majeures, à l’exception des professionnels de santé « qui l’ont mérité » et des professions qui seront exhaustivement précisées dans un décret à paraître le 27 décembre.
  6. Tenir à disposition des autorités un test de dépistage négatif, tant pour l’officiant Père Noël, que pour sa troupe de bestiaux, la transmission de l’homme au renne puis à l’homme n’ayant pas été modélisée par les chercheurs.
  7. Enfin, dernière mesure prophylactique, interdiction des syntagmes « joyeuses fêtes » et « joyeux Noël », le Gouvernement précisant : « la période n’étant pas à la joie mais au drame qu’il convient d’accueillir en pleine empathie, il serait inconvenant de se réjouir même un moment, même en famille. »

Dernières (dés)infos / latest (fake)news

Selon des sources bien informées, proche des cabinets (pas le nôtre), le Gouvernement réfléchirait à un déplacement de Noël au 29 février pour diminuer la contagiosité d’un facteur 4 (cette piste est privilégiée sur le « jour unique » mêlant Noël et 31 décembre, deux fois moins efficace selon le cabinet Baldhead & Dikkenek). Les autorités françaises se seraient rapprochées du Vatican pour évoquer cette possibilité ; Jérusalem n’est pas au Coran.

Dans le même temps, le Ministère de l’Intérieur et celui de la Santé vont mettre en place sous quinzaine une appli « Tous pour un Noël sain » afin de permettre aux citoyens libres, respectueux d’autrui, responsables et respectables, de dénoncer tout contrevenant à la règle commune en 7 points édictée pour le bien de chacun.

Noël aux délations, Pâques en prison.

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Cet article a aussi été publié sur Tribune Juive en avant-première. Merci !

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Catégories : BrèvesPsychanalyse

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